
Tout le monde connaît son chant, le fameux « Hou-hou ». Mais savons-nous vraiment qui se cache derrière ce cri si caractéristique que l’on entend fréquemment en automne et en hiver ? Partons à la découverte de la Chouette Hulotte, l’un de nos rapaces nocturnes les plus répandus.
Avec son corps trapu, ses grands yeux noirs et son plumage brun-roux ou gris finement marbré, la Chouette Hulotte (Strix aluco) est parfaitement camouflée dans les arbres. Elle affectionne particulièrement les vieux feuillus mais elle peut aussi s’installer dans les forêts, parcs, jardins, bocages… et même en ville !
Une voix dans la nuit
En automne et en hiver, vous entendrez peut-être le chant si caractéristique de la Chouette hulotte : un long « hououh-hou-houououououh » émis par le mâle. La femelle lui répond par de puissants « ki-wik ». La Chouette hulotte hulule notamment pour défendre son territoire, attirer un partenaire ou maintenir le contact avec celui-ci. Mâle et femelle se répondent ainsi pour se localiser, les couples étant fidèles et unis pour la vie.
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Une chasseuse hors-pair Longtemps considérées comme des oiseaux de mauvaise augure, les chouettes ont aujourd’hui un tout autre rôle à jouer dans nos paysages. La Chouette Hulotte contribue notamment à réguler les populations de petits rongeurs. |
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Une chasseuse hors-pair
Son activité commence généralement peu après le coucher du soleil. Le jour, elle se fait discrète, cachée dans une cavité, contre un tronc ou dans un grenier. La nuit, elle part chasser les petits mammifères (mulots, campagnols, musaraignes…), les insectes, les oiseaux, les amphibiens… souvent à l’affut. Les plumes des rapaces nocturnes (chouettes et hiboux) possèdent des adaptations uniques qui leur permettent de voler en silence : les rémiges frangées de leurs ailes absorbent le bruit lors de leur vol.
Longtemps considérées comme des oiseaux de mauvaise augure, les chouettes ont aujourd’hui un tout autre rôle à jouer dans nos paysages. La Chouette Hulotte contribue notamment à réguler les populations de petits rongeurs.
Mais comment sait-on ce qu’elle mange ? En observant ses pelotes de réjection ! Les éléments des proies qu’elle avale en entier et qu’elle ne peut pas digérer (os, poils, plumes…) sont régurgités sous forme de pelotes ce qui permet de reconstituer le régime alimentaire de la chouette et d’en apprendre davantage sur la biodiversité d’un territoire.
Autre particularité : la Chouette Hulotte ne construit pas de nid. Elle occupe une cavité dans un vieil arbre, une ancienne loge de Pic ou, plus rarement, un ancien nid de rapaces ou de corneille noire, ou encore un trou dans un bâtiment. Elle peut également utiliser un nichoir spécial Chouette Hulotte.
Agissons pour sa protection
En 2023, la CAPG a installé plusieurs nichoirs afin de favoriser la nidification des oiseaux en milieu urbain et périurbain. Deux nichoirs à Chouette Hulotte ont ainsi été installés, l’un à Grasse et l’autre à Saint-Cézaire-sur-Siagne, contribuant à la préservation de cette espèce protégée.
Vous aussi, vous pouvez agir pour la protéger !
• Conservez les vieux arbres, qui lui offrent des sites de nidification
• Bouchez les poteaux creux, dans lesquels les chouettes peuvent accidentellement tomber
• Évitez l’utilisation de produits chimiques, qui peuvent empoisonner ses proies
• Préservez quelques espaces sauvages dans votre jardin, par exemple des tas de bois, qui constituent des refuges pour les petits rongeurs dont elle se nourrit.
• Si vous observez un jeune au sol, ne le touchez pas sauf en cas de danger (attaque par des chats ou des chiens). Les jeunes chouettes atterrissent régulièrement au sol : elles ne sont pas abandonnées. Leurs parents restent à proximité et continuent de les surveiller en attendant la tombée de la nuit.




